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Métier bien payé que personne ne veut faire : 7 emplois malgré un salaire attractif

Dans cet article

    Vous avez déjà entendu parler de ces métiers bien payés que personne ne veut faire ? Vous savez, ces emplois essentiels qui font tourner notre société mais qui peinent à recruter ? Vous vous demandez pourquoi certaines professions offrent des salaires attractifs tout en ayant du mal à attirer des candidats ?

    C’est vrai qu’à première vue, ça peut sembler paradoxal. Dans un monde où tout le monde cherche un bon salaire, comment expliquer que certains métiers restent boudés malgré leur rémunération intéressante ?

    La réponse tient en quelques mots : pénibilité, risques et contraintes. Ces professions demandent souvent de travailler dans des conditions difficiles, avec des horaires contraignants ou une exposition à des dangers. Mais c’est justement cette difficulté qui explique leur attractivité financière.

    Dans cet article, vous allez découvrir 7 métiers particulièrement bien rémunérés mais délaissés par les candidats. Pour chacun, nous détaillerons les salaires, les inconvénients et les formations nécessaires. De quoi peut-être vous donner des idées pour votre prochaine reconversion professionnelle !

    Pourquoi certains métiers bien payés restent-ils désertés ?

    La logique économique voudrait que les métiers les mieux payés attirent le plus de candidats. Pourtant, la réalité est bien différente. Plusieurs facteurs expliquent cette apparente contradiction.

    D’abord, la pénibilité physique. Beaucoup de ces emplois demandent de porter des charges lourdes, de travailler dans des positions inconfortables ou de supporter des conditions climatiques difficiles. L’usure du corps est réelle et peut décourager bon nombre de personnes.

    Ensuite, l’exposition aux risques. Certains métiers impliquent de manipuler des produits dangereux, de travailler en hauteur ou dans des environnements hostiles. Cette dimension sécuritaire pèse naturellement dans le choix de carrière.

    L’aspect psychologique joue également un rôle majeur. Travailler avec la mort, les déchets ou dans l’isolement peut peser sur le moral. Ces métiers demandent une résistance mentale particulière.

    Enfin, l’image sociale de ces professions peut rebuter. Certains emplois souffrent encore de préjugés ou d’une mauvaise réputation, même si leur utilité sociale est indéniable.

    Mais c’est justement cette pénurie de candidats qui crée des opportunités salariales intéressantes. La loi de l’offre et de la demande joue à plein : moins il y a de volontaires, plus les employeurs sont prêts à payer pour attirer et fidéliser leurs équipes.

    7 métiers bien rémunérés mais peu convoités

    Égoutier : dans les entrailles de la ville

    L’égoutier travaille dans les réseaux d’assainissement des villes pour maintenir et nettoyer les canalisations. Un métier essentiel mais méconnu qui souffre d’une image négative.

    Le salaire d’un égoutier varie énormément selon son statut et sa région. Un débutant gagne environ 1 800 € brut par mois, mais peut atteindre jusqu’à 2 350 € brut avec l’expérience. Dans certaines collectivités, les salaires peuvent même dépasser les 5 000 € mensuels pour les postes de responsable.

    Les inconvénients sont nombreux : odeurs nauséabondes, environnement humide et insalubre, risques d’exposition à des gaz toxiques, travail dans des espaces confinés. Il faut également accepter les interventions d’urgence et les astreintes.

    La formation requise reste accessible. Un CAP dans les métiers de l’eau ou de l’environnement suffit souvent, complété par des formations spécifiques en sécurité et techniques d’intervention.

    Dératiseur : la guerre contre les nuisibles

    Le dératiseur intervient pour éliminer rats, souris, cafards et autres nuisibles dans les habitations et locaux professionnels. Une profession indispensable pour la santé publique mais peu attractive.

    La rémunération est plutôt correcte : entre 3 000 et 3 900 € brut par mois selon l’expérience et la région. Les dératiseurs indépendants peuvent gagner davantage en développant leur clientèle.

    Les désagréments du métier expliquent sa désaffection : contact permanent avec des animaux morts ou malades, manipulation de produits chimiques potentiellement dangereux, intervention dans des lieux souvent sales et malodorants. Les horaires peuvent également être contraignants, avec des interventions d’urgence.

    Côté formation, un CAP Hygiène et environnement ou une certification spécifique aux techniques de désinfestation sont généralement demandés. Des stages pratiques complètent l’apprentissage théorique.

    Plongeur scaphandrier : l’aventure sous-marine

    Le plongeur scaphandrier effectue des travaux sous l’eau : inspection de coques de navires, soudure subaquatique, maintenance d’installations portuaires ou pétrolières. Un métier technique et physiquement exigeant.

    Les salaires sont particulièrement attractifs. Un scaphandrier débutant gagne entre 2 500 et 4 000 € brut par mois. Sur les plateformes pétrolières offshore, la rémunération peut atteindre 9 000 à 10 000 € mensuels, avec hébergement et nourriture fournis.

    Mais les contraintes sont à la hauteur des revenus : risques liés à l’hyperbarie, isolement géographique, rythmes de travail intensifs (souvent plusieurs semaines consécutives loin de chez soi), conditions météorologiques difficiles en mer.

    La formation est longue et sélective. Il faut obtenir un certificat d’aptitude à l’hyperbarie délivré par l’INPP (Institut National de Plongée Professionnelle), puis se spécialiser selon le domaine d’activité choisi.

    Thanatopracteur : au service des défunts

    Le thanatopracteur prépare les corps des défunts pour les obsèques : soins de conservation, maquillage, habillage. Un métier essentiel qui accompagne les familles dans l’épreuve du deuil.

    La rémunération varie selon le statut. Un thanatopracteur salarié gagne entre 1 800 et 2 500 € nets par mois. En libéral, les revenus peuvent être plus élevés, surtout dans les grandes villes où la demande est forte.

    L’exposition permanente à la mort constitue le principal frein à cette profession. Il faut également accepter de manipuler des produits chimiques et de travailler dans un environnement psychologiquement difficile. Les horaires sont souvent décalés, avec des interventions le weekend et les jours fériés.

    Le diplôme national de thanatopracteur est obligatoire. Cette formation de 2 ans alterne cours théoriques et stages pratiques. Elle est accessible après le bac et nécessite une solide motivation.

    Cordiste : vertige interdit

    Le cordiste travaille en hauteur sur des façades d’immeubles, des ponts ou des structures industrielles. Nettoyage, réparation, élagage : ce professionnel évolue suspendu par des cordes.

    Les salaires sont intéressants pour compenser les risques. Un cordiste débutant gagne entre 2 200 et 2 500 € brut par mois. Avec l’expérience et des spécialisations, la rémunération peut atteindre 4 000 € voire 6 000 € mensuels.

    Le principal obstacle reste évidemment le vertige et la peur du vide. Le métier demande aussi une excellente condition physique et une grande rigueur en matière de sécurité. Les conditions météorologiques peuvent interrompre le travail.

    La formation CQP (Certificat de Qualification Professionnelle) cordiste s’obtient en quelques semaines. Elle comprend l’apprentissage des techniques de cordes, les règles de sécurité et les gestes de secours.

    Technicien sur plateforme pétrolière : l’or noir en mer

    Les techniciens travaillent sur les plateformes pétrolières offshore pour extraire le pétrole ou le gaz. Maintenance, surveillance, forage : les missions sont variées et techniques.

    La rémunération compense largement l’isolement. Un technicien peut gagner entre 4 000 et 5 000 € nets par mois, avec souvent le logement et la nourriture fournis. Les primes de production et d’éloignement augmentent encore ces montants.

    Les contraintes sont importantes : isolement total pendant plusieurs semaines, conditions météorologiques parfois extrêmes, risques industriels, rythme de travail intensif. L’éloignement familial pèse particulièrement sur certains profils.

    Plusieurs formations sont possibles selon la spécialité : BTS maintenance industrielle, DUT génie mécanique ou formations spécifiques aux métiers du pétrole. Des certificats de sécurité offshore sont obligatoires.

    Testeur de médicaments : cobaye volontaire

    Les volontaires participent aux essais cliniques de nouveaux médicaments avant leur mise sur le marché. Une activité très encadrée mais qui peut inquiéter.

    Les rémunérations sont attractives : entre 3 000 et 4 000 € pour un mois complet d’essai. Attention cependant, on ne peut participer qu’à quelques études par an pour des raisons de sécurité.

    Les risques, même minimes, expliquent les réticences. Effets secondaires imprévisibles, hospitalisation parfois nécessaire, contraintes alimentaires et de mode de vie pendant l’étude. Il faut accepter d’être un ‘cobaye’ au service de la recherche médicale.

    Aucune formation spécifique n’est requise, mais des examens médicaux complets vérifient l’aptitude du candidat. L’âge, l’état de santé et les antécédents médicaux sont des critères déterminants.

    Comment savoir si ces métiers sont faits pour vous ?

    Avant de vous lancer dans une reconversion vers ces métiers peu convoités, posez-vous les bonnes questions. Cette réflexion vous évitera des déceptions et des erreurs coûteuses.

    Évaluez d’abord votre tolérance aux contraintes. Pouvez-vous supporter les odeurs, le bruit, la saleté ? Gérez-vous bien le stress et les situations d’urgence ? Votre condition physique permet-elle d’exercer un métier pénible ?

    Examinez ensuite vos priorités financières. Ces métiers offrent de bons salaires, mais demandent souvent des sacrifices personnels. L’argent compense-t-il les inconvénients pour vous ? Vos proches accepteront-ils vos nouvelles contraintes professionnelles ?

    Questionnez-vous sur votre capacité d’adaptation. Ces emplois impliquent souvent des changements d’habitudes, des déplacements fréquents ou des horaires décalés. Votre souplesse personnelle est-elle suffisante ?

    Enfin, renseignez-vous concrètement sur les formations nécessaires et leur coût. Certains métiers demandent plusieurs années d’études, d’autres se contentent de formations courtes. Votre situation personnelle et financière permet-elle cette période d’apprentissage ?

    Se reconvertir : formations et aides financières

    La reconversion vers ces métiers atypiques demande une préparation sérieuse. Heureusement, plusieurs dispositifs peuvent vous accompagner et financer votre changement de carrière.

    Commencez par faire un bilan de compétences. Ce diagnostic vous aidera à identifier vos aptitudes transférables et les formations nécessaires. De nombreux organismes proposent ces bilans, souvent finançables par le CPF.

    Explorez ensuite les possibilités de financement. Le Compte Personnel de Formation (CPF) peut couvrir une partie des coûts. L’Aide Individuelle à la Formation (AIF) de Pôle emploi complète ce dispositif pour les demandeurs d’emploi.

    Pour les formations longues, pensez au Projet de Transition Professionnelle (PTP). Il permet de maintenir votre salaire pendant votre formation, sous certaines conditions d’ancienneté.

    N’hésitez pas à contacter les centres de formation spécialisés. Ils connaissent bien les débouchés de leur secteur et peuvent vous conseiller sur les perspectives d’emploi local.

    Certaines entreprises proposent également des contrats de professionnalisation ou d’apprentissage pour les adultes. Cette formule permet d’apprendre tout en travaillant et en percevant un salaire.

    Optimiser ses revenus dans ces métiers

    Une fois installé dans l’un de ces métiers bien rémunérés, il convient de bien gérer cette aubaine financière. Quelques principes simples permettent de maximiser les bénéfices de votre reconversion.

    Appliquez la règle des 50/30/20 : 50% de vos revenus pour les dépenses essentielles, 30% pour les loisirs et 20% pour l’épargne. Cette répartition vous assure un équilibre entre vie présente et préparation de l’avenir.

    Constituez d’abord une épargne de précaution équivalente à 3 à 6 mois de charges. Cette réserve vous protégera en cas de problème de santé ou d’accident de travail, risques plus élevés dans ces professions.

    Profitez des dispositifs fiscalement avantageux. Le Plan d’Épargne Retraite (PER) vous permet de réduire vos impôts tout en préparant votre retraite. Les livrets réglementés (Livret A, LDDS) offrent une plus-value garantie pour vos liquidités.

    Si votre métier implique des primes importantes ou irrégulières, lissez vos revenus en épargnant les surplus. Cette stratégie évite les gros écarts de niveau de vie selon les mois.

    Enfin, anticipez l’évolution de votre carrière. Ces métiers pénibles peuvent difficilement se pratiquer jusqu’à la retraite. Préparez dès maintenant votre évolution vers des postes d’encadrement ou de formation.

    FAQ : Métiers bien payés que personne ne veut faire

    Quels sont les métiers bien payés que les gens ne veulent pas faire ?

    Les métiers les plus délaissés mais bien rémunérés sont généralement l’égoutier (1 800 à 5 000 € brut/mois), le dératiseur (3 000 à 3 900 € brut/mois), le plongeur scaphandrier (2 500 à 10 000 € brut/mois), le thanatopracteur (1 800 à 2 500 € nets/mois), le cordiste (2 200 à 6 000 € brut/mois), le technicien sur plateforme pétrolière (4 000 à 5 000 € nets/mois) et le testeur de médicaments (3 000 à 4 000 € par étude). Ces professions souffrent de leur image négative, de leur pénibilité ou des risques qu’elles représentent.

    Quel est le métier le plus facile qui paye bien ?

    Parmi les métiers bien payés que personne ne veut faire, le testeur de médicaments est probablement le moins contraignant physiquement. Il suffit de respecter un protocole médical strict et de rester disponible pour les examens. Cependant, les revenus restent occasionnels (quelques études par an maximum) et les risques, bien qu’encadrés, existent. Pour un métier plus régulier, l’égoutier débutant nécessite peu de formation initiale tout en offrant une évolution salariale intéressante et une sécurité d’emploi.

    Métier qui rapporte 5000 euros par mois sans diplôme ?

    Plusieurs métiers manuels ou techniques peuvent atteindre 5 000 € mensuels sans diplôme supérieur : technicien sur plateforme pétrolière (avec formations spécifiques courtes), cordiste expérimenté spécialisé dans des missions à risque, égoutier dans certaines collectivités (après plusieurs années d’ancienneté), ou encore scaphandrier (après certification professionnelle). Ces métiers demandent des formations techniques spécialisées mais pas nécessairement un niveau bac+2 ou plus. La progression salariale dépend largement de l’expérience et des spécialisations acquises.

    Comment se former pour ces métiers spécialisés ?

    La formation varie selon le métier choisi. Les formations les plus courtes (quelques semaines à quelques mois) concernent le cordiste, le dératiseur ou l’égoutier. Le scaphandrier demande une formation d’environ 6 mois à l’INPP. Le thanatopracteur nécessite 2 années d’études spécialisées. Pour financer ces formations, utilisez votre CPF, les aides de Pôle emploi (AIF), le PTP pour maintenir votre salaire pendant la formation, ou les contrats de professionnalisation. De nombreux centres de formation proposent également des facilités de paiement adaptées aux adultes en reconversion.

    Ces métiers sont-ils vraiment sûrs niveau emploi ?

    Oui, ces métiers essentiels offrent généralement une excellente sécurité d’emploi. La société a toujours besoin d’égoutiers, de dératiseurs, de cordistes pour l’entretien des bâtiments, ou de thanatopracteurs. La pénurie chronique de candidats renforce cette sécurité et donne un pouvoir de négociation salarial intéressant. Cependant, attention à la pénibilité sur le long terme : ces métiers peuvent difficilement se pratiquer jusqu’à 65 ans. Il faut donc anticiper une évolution vers l’encadrement, la formation ou l’expertise technique pour finir sa carrière dans de bonnes conditions.